Selon l’Insee, 77,1 % des logements de Samoëns étaient en 2023 des résidences secondaires ou des logements occasionnels, soit 4 263 sur 5 532. Ce chiffre éclaire la plupart des repères qui suivent.
Meublé de tourisme : ce qu’exige la commune
Depuis le 1er avril 2024, la mairie exige un numéro d’enregistrement de 13 caractères pour tout meublé de tourisme, résidence principale comprise. Une résidence secondaire demande en plus, dès la première nuitée, une autorisation de changement d’usage, personnelle et valable trois ans ; la loi la subordonne à un DPE classé de A à E, puis de A à D à compter de 2034. En copropriété, depuis la loi du 19 novembre 2024, l’assemblée générale peut interdire ces locations dans les résidences secondaires, à la majorité des deux tiers, si le règlement interdit déjà les activités commerciales ; le Conseil constitutionnel a jugé ces dispositions conformes le 19 mars 2026.
Se loger à l’année à Samoëns
Selon l’Insee, la commune comptait 1 109 résidences principales en 2023, contre 1 183 en 2017. Le plan local d’urbanisme modifié, en vigueur depuis le 25 décembre 2025, impose 50 % de logements aidés dans les projets de plus de quatre logements et favorise l’accession en bail réel solidaire. Dans ce cadre, vous achetez le logement et louez le terrain à un organisme de foncier solidaire, contre une redevance ; le bien doit être votre résidence principale, sous plafond de ressources.
Micro-BIC et revente : ce qui a changé
La loi du 19 novembre 2024 a réduit l’avantage du micro-BIC des meublés de tourisme dès les revenus 2025. Pour les revenus 2026, un meublé non classé n’y a droit que jusqu’à 15 000 € de recettes, avec un abattement de 30 % ; un meublé classé, jusqu’à 83 600 €, avec 50 %. Pour un loueur non professionnel au régime réel, les amortissements déduits sont retirés du prix d’achat lors d’une vente réalisée depuis le 15 février 2025, ce qui augmente la plus-value imposable, hors certaines résidences gérées. Faire classer le logement ou passer au réel : je chiffre ces choix avec vous.
Une saison, des droits sur l’année
Pour la retraite de base, c’est le salaire cotisé sur l’année qui valide les trimestres : en 2026, 1 803 € pour un trimestre, 7 212 € pour quatre. Pour le chômage, depuis le 1er avril 2025, cinq mois de travail, soit 108 jours ou 758 heures, peuvent ouvrir des droits s’ils viennent exclusivement de contrats saisonniers. Enfin, les durées des contrats saisonniers successifs dans une même entreprise s’additionnent pour calculer l’ancienneté. Je fais le point avec vous sur ces droits.
Le chalet de famille en indivision
Hérité par plusieurs personnes, un chalet reste en indivision jusqu’au partage. Un bail d’habitation se décide aux deux tiers des droits indivis ; une vente exige en principe l’accord de tous, mais depuis la loi du 7 avril 2026, le juge peut autoriser un indivisaire à vendre seul en cas d’urgence et d’intérêt commun. Qui occupe seul le chalet doit une indemnité, sauf convention contraire. Nul ne peut être contraint de rester en indivision, sauf jugement ou convention ; une convention écrite, conclue par tous et soumise à la publicité foncière pour un immeuble, peut en fixer les règles. En location meublée, l’administration fiscale exclut les indivisions du micro-BIC « sauf cas particuliers » : un point à vérifier.